L’enquête sur l’incendie de la mairie de Grand-Couronne s’accélère: quatre personnes ont été mises en examen dimanche 2 novembre 2025. D’après le parquet de Rouen, le passage à l’acte relève d’une vengeance liée à la mise en fourrière, la veille des faits, d’une motocross par la police municipale.
Au total, six individus ont été interpellés au cours de la semaine, cinq à Grand-Couronne et un en région lyonnaise. Deux ont été remis en liberté à l’issue de leur garde à vue. Les quatre autres sont soupçonnés d’avoir participé à l’incendie déclenché le 16 septembre.
Selon le parquet, l’opération s’est déroulée en deux temps: deux auteurs au visage couvert, gantés et munis de bidons d’essence se seraient introduits dans l’hôtel de ville pour y mettre le feu, tandis que deux complices les attendaient au volant d’une voiture à proximité. Les enquêteurs ont établi que les bidons avaient été remplis quelques dizaines de minutes avant l’attaque dans une station-service, avec le même véhicule. En garde à vue, un seul mis en cause a reconnu sa participation; les autres contestent.
Âgés de 16, 18, 20 et 21 ans, les suspects auraient agi pour “se venger” de la saisie de la motocross qui circulait irrégulièrement sur la voie publique le 15 septembre. Le propriétaire de la moto, présenté comme l’instigateur, figure parmi les personnes mises en examen. Les dégâts sur la mairie sont importants, avec un coût lourd pour la collectivité.
Les quatre sont poursuivis pour dégradation par incendie avec circonstance aggravante liée au caractère de service public du bien visé. Les majeurs encourent jusqu’à 20 ans de prison. Trois d’entre eux ont été placés en détention provisoire. Le mineur de 16 ans est sous contrôle judiciaire, avec obligation de placement hors du département.